Déménagement et écologie : comment le secteur réduit (enfin) son impact environnemental

Prêt à déménager ?

Le déménagement est un secteur indispensable, mais souvent critiqué pour son impact écologique. Entre les kilomètres parcourus, les matériaux d’emballage, les camions souvent à moitié pleins et les allers-retours multiples, l’empreinte carbone d’un déménagement peut sembler inévitable. Pourtant, depuis quelques années, la profession évolue et de nouvelles solutions apparaissent pour limiter ces émissions tout en continuant d’accompagner les particuliers et les entreprises dans leurs changements de vie.

De plus en plus d’acteurs du secteur repensent leur manière de travailler, en adoptant des outils numériques, des motorisations plus propres et des pratiques éco-responsables. Une transition nécessaire, dans un contexte où la lutte contre le réchauffement climatique est devenue un enjeu majeur.

Un secteur qui repense ses habitudes

Pendant longtemps, le déménagement reposait sur des méthodes très classiques : visites sur place, plusieurs tournées pour estimer le volume, usage systématique de cartons neufs, camions diesel majoritairement utilisés…
Aujourd’hui, certaines entreprises montrent qu’il est possible de faire autrement.

La généralisation des visites vidéo, par exemple, permet de réduire considérablement les déplacements inutiles. En évitant de mobiliser un camion et un déménageur juste pour une estimation, ce sont des dizaines de kilomètres économisés chaque semaine.

De plus, la digitalisation des documents, contrats, devis et inventaires limite l’utilisation de papier et facilite le suivi pour les clients.

Ce sont de petites actions, mais multipliées à l’échelle d’un secteur entier, elles représentent un changement significatif.

Comment mesurer l’empreinte carbone d’un déménagement ?

Avec l’importance croissante accordée à l’écologie, les particuliers cherchent aussi à comprendre leur propre impact.
Le gouvernement propose désormais des outils en ligne pour calculer son empreinte carbone annuelle, dont une partie est liée aux déplacements et aux biens transportés.

Ces simulateurs permettent :

  • d’estimer la consommation de CO₂ générée par son déménagement,
  • d’identifier des leviers de réduction (véhicule plus propre, volume optimisé, choix du bon matériel),
  • de comparer les différentes options proposées par les professionnels.

À l’horizon 2050, la France vise un objectif ambitieux : 2 tonnes de CO₂ par personne et par an, contre environ 9 tonnes aujourd’hui. Atteindre ce seuil nécessitera à la fois un engagement individuel et une transformation profonde des métiers de la mobilité… dont fait partie le déménagement.

Vers des déménagements plus verts : des initiatives qui inspirent

Heureusement, certaines entreprises montrent que la transition écologique est possible, même dans un secteur où la combustion d’énergie reste incontournable.

L’utilisation de carburants alternatifs — comme le bioGNV, le B100 (biocarburant à base de colza) ou l’électricité — devient plus fréquente. Ces motorisations permettent de réduire les émissions polluantes de 50 à 80 %, tout en restant adaptées aux besoins du transport de charges lourdes.

D’autres initiatives gagnent également du terrain :

  • cartons recyclés ou recyclables,
  • caisses réutilisables,
  • tri systématique du matériel,
  • compensation carbone,
  • optimisation des tournées pour réduire les trajets.

Ces efforts représentent un coût, mais ils montrent que le secteur peut évoluer vers un modèle plus responsable sans renoncer à la qualité du service.

Entre ambition écologique et réalité du terrain

Si l’envie de faire mieux est réelle, la transition écologique ne se fait pas sans difficulté. Les entreprises de déménagement, déjà touchées par le ralentissement immobilier, doivent arbitrer entre investissements durables et rentabilité immédiate.

Camions propres, matériel réutilisable, compensation carbone… Ces solutions ont un prix et ne sont pas toujours faciles à intégrer dans un marché très concurrentiel.

Néanmoins, la direction est claire : le déménagement de demain sera plus propre, plus optimisé et plus respectueux de l’environnement.
Et même si la transition est progressive, chaque évolution — petite ou grande — contribue à réduire concrètement l’empreinte carbone du secteur.